Impact sur l’ environnement des énergies fossiles et renouvelables

L’ évaluation des besoins énergétiques des bâtiments s’est longtemps limitée à ceux générés à l’ intérieur des constructions elles-mêmes ( ex : énergie de chauffage ) .

Pour évaluer les impacts d’un système de climatisation sur l’ environnement , toutefois , une telle approche n’est pas suffisante , car elle ne prend en considération ni les pertes survenant à l’intérieur du bâtiment ( ex: lors du réchauffement de l’eau dans la chaudière et lors du transport de l’eau de chauffage jusqu’aux radiateurs ), ni celles qui se produisent entre le moment où l’ énergie est produite et celle où elle est livrée au bâtiment . Aussi opère-t-on aujourd’hui la distinction entre les besoins en énergie utile à l’ intérieur du bâtiment , les besoins en énergie finale à la limite du bâtiment et les besoins en énergie primaire, c’est à dire en agents énergétiques naturels .

L’ énergie nécessaire à la production d’ énergie finale , y compris les processus intermédiaires ( consommations intermédiaires matérielles et consommation d’ énergies auxiliaires ) nécessaires à l’ extraction , à la préparation , à la transformation , au transport et à la distribution d’un agent énergétique , est définie par le facteur d’ énergie primaire .

Il est possible de produire du courant de différentes manières , par exemple dans des centrales à charbon , hydroélectriques ou nucléaires . Selon les parts d’ énergie fossile, nucléaire et renouvelable utilisées pour la production d’ électricité , on prendra en compte , pour le mélange de courant  produit, un facteur d’ énergie primaire qui pourra varier d’un pays à l’ autre , de sorte que l’ utilisation de courant pourra faire l’ objet d’un appréciation plus ou moins positive ou négative .

De façon analogue , on a défini des facteurs d’ émission de CO2 indiquant la quantité de gaz à effet de serre émise par kWh d’ énergie finale consommée . Exprimés en g/kWh , ces facteurs tiennent compte non seulement des émissions de CO2 proprement dites, mais aussi d’ autres polluants , ramenés à un équivalent CO2 en fonction de leur impact sur l’ effet de serre . En multipliant ces facteurs avec les besoins énergétiques d’un bâtiment , on peut déterminer l’ impact de son alimentation en énergie sur le réchauffement climatique global .

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