Isoler son habitation sans se ruiner, c’est possible !

Comment savoir si votre habitation est mal isolée ?

Outre l’inconfort provoqué par une mauvaise isolation de la maison, la facture énergétique peut très vite grimper à cause de la déperdition de la chaleur. Il est donc nécessaire de vérifier minutieusement les signaux pouvant annoncer une dégradation de l’isolation si l’on ne veut pas voir son budget  énergétique augmenter et risquer de se retrouver avec une installation défectueuse. Ces signaux sont nombreux :

  • L’humidité s’implante dans votre logement et laisse des traces, ou de la moisissure notamment aux angles du plafond.

 

  • Vous constatez une mauvaise répartition de la chaleur, avec certaines pièces plus froides et difficiles à chauffer que d’autres.

 

  • Certains plafonds et murs intérieurs sont froids et vous constatez une sensation de froid rien qu’en vous approchant d’eux.

 

  • La température à l’intérieur de votre maison varie en fonction de celle de l’extérieur, elle se rafraichit en hiver et est trop chaude en été.

 

  • L’air frais s’infiltre alors même qu’aucune fenêtre ni porte ne soit ouverte, et l’air chaud s’enfuit.

 

  • Les bruits extérieurs sont fortement audibles, signe de mauvaise isolation phonique.

Dès lors que l’on retrouve un ou plusieurs de ces symptômes chez soi, il ne faut pas hésiter à entamer les démarches pour y répondre.  Tout d’abord, vous pouvez commencer par réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE), qui affirmera si votre habitation est bien isolée ou non.  Ainsi, grâce à ce diagnostic, vous pourrez prendre connaissance de l’état énergétique de votre maison et donc de ses points forts et ses inconvénients et en faire les travaux nécessaires pour pallier ses faiblesses et à terme, faire de grosses économies.

 

  1. Comment refaire son isolation ?

L’isolation thermique par l’extérieur consiste à envelopper le bâtiment d’un manteau isolant. Aujourd’hui, une isolation par l’extérieur peut être envisagée lors d’une rénovation complète ou un ravalement de façade, et ce simplement après s’être informé sur les règles d’urbanisme de la commune ou l’on effectue des travaux.  Cette technique peut être efficace en cas de rénovation complète de façades pour autant qu’il n’y ait pas de contrainte architecturale ou trop de baies vitrées.  Elle a pour principaux avantages de ne pas réduire la surface habitable du logement et les habitants peuvent rester lors des travaux.

L’isolation thermique par l’intérieur nécessite quant à elle le traitement de points singuliers, comme les planchers par une isolation sous dalles flottantes. On peut en profiter pour faire un traitement acoustique entre logements et développer un système de chauffage et de rafraîchissement. Elle a pour avantage d’être moins onéreuse que l’isolation extérieure, et d’être rapide et facile à mettre en œuvre.

  • De quelles aides puis-je profiter ?

Dans le cadre de la transition énergétique, l’Etat donne droit à des prix et subventions visant à encourager et à faciliter les travaux d’isolation pour les ménages.  Ces subventions sont nombreuses et tout le monde peut en profiter : –          Le crédit d’impôt Transition Energétique (CITE), qui permet au propriétaire ou au locataire, résident en France, qui s’engage à réaliser des dépenses afin de faire des travaux de rénovation énergétique de son logement en résidence principale, et construit depuis plus de 2 ans, et ainsi en déduire une partie de ses impôts, à savoir 30% du matériel hors taxes.  –          L’Eco prêt à taux zéro (Eco-PTZ), qui permet au propriétaire, habitant ou bailleur de bénéficier d’un prêt à taux zéro de 30 000 euros maximum pour financer des travaux d’éco-rénovation.

 

  • La TVA à taux réduit (5,5%) sur les dépenses de main d’œuvre et les fournitures utilisées lors de travaux d’amélioration énergétique d’un bâtiment. La main d’œuvre doit être professionnelle, l’artisan devant être reconnu garant de l’environnement (RGE) .Les travaux concernés sont les suivants : Chaudières à condensation, individuelles ou collectives, appareils de régulation et de programmation du chauffage, pompes à chaleur air/eau (chauffage ou chauffage et eau chaude sanitaire),travaux d’isolation, équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable (chauffage ou eau-chaude solaire, éolienne, hydraulique ou de biomasse)Les travaux doivent respecter les critères d’éligibilité applicables au crédit d’impôt.

Enfin, pour les ménages les plus modestes, l’ANAH (L’Agence Nationale de l’Habitat) propose des aides pour les rénovations thermiques, allant jusqu’à 50% du coût total des travaux effectués.

 

 

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