Conduit d’ évacuation de gaz brûlés pour chaudière à circuit non étanche: ce que la réglementation impose vraiment`
Une chaudière à circuit non étanche — dite atmosphérique ou à tirage naturel — aspire l’air de combustion dans la pièce où elle est installée et rejette les gaz brûlés par un conduit dédié. Ce type d’appareil est encore très présent dans les copropriétés et les maisons individuelles construites avant 1980. Il impose des contraintes de conduit précises, dont la non-conformité peut être mortelle : chaque année, une centaine de personnes décèdent en France par intoxication au monoxyde de carbone liée à un conduit défectueux.
Les textes qui s’appliquent
Trois textes régissent l’installation : l’arrêté du 22 octobre 1969 modifié relatif aux conduits de fumée desservant les logements, l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif aux prescriptions techniques pour les systèmes individuels de chauffage au gaz, et le DTU 61.1 (installations intérieures de gaz). Ces textes se cumulent : respecter l’un ne dispense pas des autres.
Contraintes dimensionnelles et de tracé
Le conduit doit atteindre une hauteur minimale de 4 mètres depuis le foyer jusqu’au débouché en toiture. Il ne peut comporter plus de deux dévoiements, chacun à un angle maximal de 45° par rapport à la verticale. Au-delà, le tirage naturel devient insuffisant et les gaz brûlés risquent de stagner ou de refluer. Le débouché doit dépasser le faîtage de toiture d’au moins 40 cm ou respecter les distances réglementaires vis-à-vis des ouvertures voisines selon la configuration du bâtiment.
Coexistence avec une VMC : le point qui piège
Une chaudière atmosphérique peut coexister avec une VMC simple flux à deux conditions cumulatives : le local qui abrite la chaudière doit être séparé des locaux ventilés par une porte non perméable à l’air, et il doit disposer d’une entrée d’air directe sur l’extérieur. La dépression créée par la VMC ne doit jamais contrebalancer le tirage du conduit de fumée — c’est la cause première des refoulements de CO dans les appartements. Si ces conditions ne sont pas réunies, l’installation d’une chaudière à circuit étanche (type C) est la seule solution réglementaire.
Tubage : obligatoire ou recommandé ?
Le tubage d’un conduit existant est obligatoire dans les cas suivants : conduit en mauvais état (fissures, joints détériorés), conduit inadapté à la puissance de la nouvelle chaudière, conversion d’un conduit bois ou fuel vers le gaz. Le tubage se fait avec un conduit flexible inox ou rigide inox, à double paroi pour les conduits traversant des locaux non chauffés. Coût moyen d’un tubage en maison individuelle : 800 à 1 800 € selon la hauteur et le type de conduit. En copropriété, le prix grimpe rapidement selon le nombre d’étages.
Ce qui ne se voit pas mais tue
Un conduit visuellement intact peut être étanche en bas et fissuré en haut, au niveau de la traversée de toiture. Un ramonage annuel est obligatoire (arrêté du 15 septembre 2009) mais ne détecte pas les fissures internes. Un contrôle par caméra endoscopique coûte 80 à 150 € et donne une certitude que le ramonage seul ne peut pas apporter. En cas de doute — mauvaise odeur en fonctionnement, mal de tête récurrent, détecteur CO qui se déclenche — appelez le 18 (pompiers) ou le 15 (SAMU), aérez, et coupez la chaudière. Ne revenez pas dans les locaux avant le feu vert des secours.


mon chauffe-eau est neuf mais je prends des douches brulantes ou froides car le chauffe eau s’arrête. Pouvez-vous me donner le prix d’une cheminée d’évacuation des gaz brulés en inox avec chapeau anti-refoulement Merci